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Clown contemporain | Création 2019

Tout public | Durée 45 min

Clowne : Emmanuelle Gantier

Mise en scène : Armelle Bossière

Costumes : Maxence Rapetti-Mauss
Scénographie : Emmanuelle Gantier et Armelle Bossière
Production : Compagnie Le FIL,
Diffusion / communication : Pierre Hennebelle
Photos et vidéos : Armelle Bossière, Benjamin Dolo, Lilou Nbel

La clowne Rose Bolduk est enceinte de 15 mois. Elle a le ballon, le ballon lourd et volumineux qui lui casse les reins. Bientôt, elle pond à grand  fracas, un ballon œuf de poule, le boulet de la galérienne, puis accouche enfin… d’un petit singe.  Entre déception et amour maternel inconditionnel, elle aimera son bébé cahin-caha comme toutes les mères (ou presque) l’ont vécu depuis des temps immémoriaux et dans tous les aires géographiques.

voyage inconscient en pays Mater-Notée  

Manifeste du sur-maternel

Intentions

La clowne Rose Bolduk est enceinte de 15 mois. Elle a le ballon! Un ballon lourd et volumineux qui lui casse les reins, lui casse le dos, lui donne envie de danser ou de se jeter d’un escabeau… tout en préparant énergiquement son nid de mère « poule ».
Entre doutes et élans d’amour, elle pond à grand fracas un ballon-oeuf puis accouche enfin… d’un petit singe. De la déception à l’amour maternel inconditionnel, il peut y avoir plusieurs pas… Rose apprendra à aimer son drôle de bébé cahin-caha.


Par son Manifeste, Rose Bolduk rejoint toutes les mères d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs et interroge ce moment délicat de la fin de la maternité au début de la vie de parent avec poésie et fracas!


Accouchement, allaitement, déformation du corps, ambivalence des mères, baby blues, sexualité de la mère….Ce spectacle manifeste parle de la maternité, sans tabous. Travaillant sur des images fortes et situations cocasses, Rose Bolduk se joue des clichés qui entourent la maternité et nous interroge sur cette image de la mère parfaite, de la « Sainte » Mère encore omniprésente dans nos sociétés : la maternité devenue la mater-notée.

 

Qui d’autre qu’une clowne contemporaine et sa métaphysique pourrait mieux en parler ? Et nous aider, par le rire, à mettre à distance ce qui, de tout temps et encore plus dans une société marquée par les injonctions de perfection et d’hyper-maîtrise, à prendre de la distance et, peut-être, à lâcher prise ?
Le carcan du corps de la femme est évoqué à travers la mode féminine. Le costume

« à tiroirs » de Rose Bolduk, évoque, tour à tour, les carcans de la mode féminine à travers les siècles : corsets, faux-culs, perruques encombrantes, robes longues et

« empêchantes », chaussures à talons : comme si la maternité ne suffisait pas ! « Être belle quand on est enceinte » n’est-ce pas devenu une valeur marchande à part entière, un terrain de surenchère d’économie et d’image ?


Le « Manifeste du sur-maternel », solo de clown contemporain, naît à la fois d’un souhait de dénoncer la condition féminine dictée par la maternité et du désir de rompre avec les idées ancestrales régissant la place de la femme dans nos sociétés tel que l'a été, en son temps, le manifeste du surréalisme pour l'art.

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Scénographie

Elle est composée pour le théâtre de rue. Un espace circulaire de 4 mètres de diamètre délimité par une corde posée au sol entouré de carrés de moquette colorée, un escabeau central : pied d’estale de Rose Bolduk au centre de toutes les attentions, au centre du monde et de sa « bulle bébé » de femme enceinte. Une poussette customisée contenant le bric à brac de Rose Bolduk, un parapluie mappemonde ou un entonnoir pour écouter dans l’oeuf, le coeur du bébé.

Costume

Le costume fait partie intégrante de la scénographie. Costume à tiroirs qui permet de maintenir le ballon géant sur le corps, de le faire jaillir, d’en faire un boulet, d’accoucher du petit singe logé dans un faux-cul. Costume revisitant les carcans de la mode féminine à travers les siècles : corsets, chaussures à talons, fauxculs, perruques encombrantes et servant ainsi la dramaturgie et le caractères pamphlétaire du spectacle dénonçant le poids de la maternité dans la vie des femmes et leur place encore trop timide dans la société.